Afrique : plus mortel qu’Ebola, le virus VMC

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illustration info.arte.tv

Récemment, en Afrique en général et la République démocratique du Congo en particulier, nous avons fait face, une fois de plus, au  virus d’Ebola. Ce mal a tué quelque 49 personnes en RDC, avant d’être maîtrisé par nos braves services sanitaires du gouvernement. Il y a eu, certes, moins de morts que les années précédentes ! cependant, comme l’a si bien dit, prophétiquement peut-être, Monsieur le ministre de la Santé : « La fin de l’épidémie (…) ne signifie pas que le danger est totalement écarté ».

En ces jours, on pourrait dire que le continent fait face à une nouvelle forme d’épidémie, le  VMC, Virus de modification constitutionnelle. Contrairement à Ebola,  celui-ci s’incruste de manière silencieuse et non ostensible, se cachant sous plusieurs agents vecteurs et propagateurs. Parfois il paraît sous forme de dialogue national inclusif ou un référendum,  parfois c’est une tentative forcée et prononcée de briguer des mandats hors le délai constitutionnel ou un silence prolongé et réactionnel de la part de ceux qui l’ont contracté.

Alors  qu’Ebola est réputé maladie touchant souvent les populations indigènes, les pauvres et les autochtones… ce qui lui vaut le nom de maladie des mains sales. Le VMC quant à lui, touche les hauts fonctionnaires, les dignitaires, les grandes personnalités ainsi que ceux qui veillent au respect de la Constitution, ce qui vaudrait à celui-ci le nom de maladie des mains souillées peut-être !

Malgré son apparence silencieuse et masquée, le VMC présente quelques éléments symptomatiques remarquables; des démissions inopinées des collaborateurs aux dissolutions de coalition, en passant par les arrestations d’activistes et opposants trop bavards. Le tout est tout couronné par des manifestations répétées de la population et pire encore, les assassinats d’opposants de taille exilés ou habitant le pays. A chaque pays, ses symptômes !

Quoique les symptômes,  les agents causaux et vecteurs de ce virus ne sont pas les mêmes dans tous les pays touchés par ce dernier, le remède quant à lui, reste le même partout. Alors que pour Ebola, il s’agissait du respect de quelques règles d’hygiène sanitaire, pour le VMC, le traitement préventif est aussi simple que ça. Il s’agit bel et bien aussi du respect de quelques règles d’hygiène constitutionnelle comme, se laver les mains souillées remplies du sang des populations innocentes avec du savon antiseptique judiciaire de La Haye ou de son propre pays, ne pas entrer en contact physique ou relationnel avec toute personnalité reconnue comme infectée par ce virus et surtout, ne pas manger, ni importer toute viande constitutionnelle venant des pays dont les autorités sont sous infection du virus VMC. Car  dit-on, l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais l’Afrique a besoin d’institutions fortes; parole du docteur Barack!

 

 

 

 

3 Commentaires

  1. Obama a raison nous avons besoin en Afrique des institutions fortes.Mais pourquoi s’accroche t’ils au pouvoir ainsi??Les expériences des autres, dans le même cas ne leurs servent pas de leçon? Nos dirigeants souffrent peut-être d’amnésie…

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