Le retour de la pluie, les rivières de kinshasa cimetière à bébés et poubelles publiques

Article : Le retour de la pluie, les rivières de kinshasa cimetière à bébés et poubelles publiques
24 octobre 2014

Le retour de la pluie, les rivières de kinshasa cimetière à bébés et poubelles publiques

Le mois de  septembre qui vient de passer, est celui du retour de la saison de pluie á kinshasa. Après 3 mois de saison sèche où presque tout est doux coté climat, et tout est sec  coté électricité et eau potable. Tout le monde devrait se rejouir du retour abondant de la pluie. Mais helas! si elle vient resoudre le problème de la sècheresse climatique, la pluie apporte avec elle tant d’autres problèmes.  Le premier c’est la boue et les maraiccages. Sauter! Sauter! Sauter encore, plus d’endroit où placer les pieds. Les caniveaux sont tous bouchés par les sacs plastiques.  Les constructions anarchiques bloquent le passage des eaux de pluie à tel point que certaines communes se retrouvent prises en otages sous les eaux.

En parlant des caniveaux, que n’y voyons-nous pas? Des sacs plastiques jétés après usages aux ordures menagers jétées sous la pluie. Tout y est, même les bébés avortés jétés par les filles mères qui se sont bien amusées aux vendeuses de sexe pendant la saison sèche, ne sachant  pas a quel « saint » se vouer. Ou encore étant obligées de faire le choix entre plusieurs supposés pères du bébé,  tous sans emploi, la femme ou fille, n’a d’autres choix que de jeter son bébé dans la rivière la plus proche pendant la pluie.

Pareils cas se multiplient au quotidien pendant la saison de pluie qui s’annonce dure. « Qui t’a forcé à tomber en ceinte? » disent souvent, certaines femmes agées , « ca t’apprendra de jouer dans la court des grands » disent d’autres. La pauvre! Elle se retrouve pris en sandwish entre les agents de l’ordre (ou  du désordre) et la foule qui l’accuse de meurtrière… elle n’est pas la seule à être impliquée mais, elle est la seule à être arrêté. Où sont les supposés  « engrosseurs »?  personne ne le sait et personne ne les punis. Comme d’habitude c’est la femme et l’enfant qui sont victimes des actes commis par l’homme. L’avenir nous en dira plus.

Qu’ont-ils fait pour finir leur vie dans la rivière à ordure? les pauvres enfants! Les moins chanceux, eux sont jétés dans les fosses d’aisances. Alors que tout le monde crie: « les enfants sont l’avenir de demain ». Moi, je me demande si cet avenir va se réaliser dans les fosses d’aisances ou dans les « kalamu ». L’avenir lui-même nous en dira plus.

Des ordures plein les caniveaux, en passant par la boue partout, aux bébés jétés dans les rivières appelées « kalamu », la pluie ne fait pas le beau temps pour beaucoup à kinshasa, mais elle est la bienvenue tout de même. En attendant, nous n’avons guère de solution, si non celle de croiser les doigts et espérer un jour meilleur,  le jour où nous aurons des dirigeants sans  congé payé à durée indeterminée pendant les heures de service.

Sûrement, le gars qui a dit « après la pluie c’est le beau temps », n’a jamais mis ses pied à kin!

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